Le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), victime de son succès ? Alors que le projet de loi de finances (PLF) pour 2017, dévoilé mercredi prochain, par Bercy devrait acter une nouvelle prolongation à fin 2017 du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), la facture de ce dispositif pourrait s’alourdir, selon le journal Les Echos, ce vendredi 23 septembre.

Selon le quotidien économique, son « impact budgétaire pour 2016 devrait être revu à la hausse dans le cadre du projet de loi de finances, de 1,4 à 1,7 milliard d’euros. » Un dérapage de plus alors qu’en 2015, la facture s’élevait déjà à près de 900 millions d’euros, le journal précisant que cette dernière avait « triplé par rapport à 2014. »

Capeb et FFB vigilantes sur le dossier

Ces chiffres avancés par Les Echos, « ne sont pas complètement improbables », nous confie, ce vendredi après-midi, Patrick Liébus, président de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (Capeb) . L’organisation professionnelle très « vigilante » sur le sujet du CITE attend les ultimes décisions gouvernementales. Même son de cloche à la Fédération française du Bâtiment (FFB). « Ce sont des estimations probables qui méritent d’être finalisées. La facture de ce crédit d’impôt pour 2016 pourrait ainsi se situer plutôt à hauteur de 1,7 milliards d’euros », nous indique un spécialiste proche du dossier à la FFB.

Toutefois, « il faut regarder en simultané les estimations de Bercy du côté du PTZ et des aides de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). » Avant de conclure : « Malgré tout, on ne va pas se plaindre du succès de la rénovation énergétique. »

Rappelons à ce jour, que le dispositif de ce crédit d’impôt est prolongé jusqu’au 31 décembre 2016. Son plafond est de l’ordre de 8.000 euros pour une personne seule, 16.000 euros pour un couple.