LES QUALIFICATIONS

Qu’est-ce qu’une qualification ?

Une qualification, est « la reconnaissance formelle par une tierce personne de la capacité d’une entreprise à réaliser des travaux dans une activité donnée et à un niveau de technicité défini. Cette reconnaissance est fondée sur l’évaluation objective de ses moyens et la vérification de la conformité de l’entreprise à certaines exigences. » Cette évaluation et cette vérification sont réalisées par un organisme habilité à délivrer des certificats de qualification professionnelle, dans le cadre d’un référentiel établi par les pouvoirs publics. Tous les organismes habilités à délivrer des qualifications sont de préférence des organismes à but non lucratif et indépendants.

Votre entreprise possède déjà une qualification RGE ?

Vous devez déjà figurer dans l’annuaire national. Pour le consulter cliquer ici ou contactez-nous pour vérifier que votre entreprise est correctement référencée selon vos activités. Par mail : contact.serenha@cceg.fr – Par téléphone au 02 28 02 01 11

Pas encore de qualification ! Pourquoi devenir RGE ?

C’est entendu : se qualifier relève d’une démarche volontaire, que rien ni personne ne vous oblige à entreprendre.  Il en va de même de la mention RGE, appliquée aux signes de qualité : elle n’est pas obligatoire, mais cependant nécessaire aux installateurs qui veulent exister sur le marché de l’efficacité énergétique et assurer l’avenir de leur entreprise.

Sachez-le : les particuliers doivent exiger désormais la qualification RGE. C’est ce que l’Ademe les invite à faire dans son guide «Choisir un professionnel compétent ». Sur son site internet, elle leur permet même de localiser les entreprises RGE et, pour chacune d’entre elles, d’identifier pour quels domaines de travaux elles le sont, avec leur nom, leur numéro de Siren ou de Siret. Ainsi, que ce soit par l’intermédiaire de l’Ademe, des points rénovation info service (PRIS), des plateformes de rénovation ou du site renovation-info-service.gouv.fr, le message délivré aux consommateurs est très clair: seuls les professionnels RGE sont qualifiés, et ce n’est pas parce qu’ils sont RGE pour la pose d’un chauffe-eau thermodynamique qu’ils le sont aussi pour l’installation d’une pompe à chaleur (PAC). C’est donc tout un pan du marché de la rénovation qui vous échappe si vous avez négligé de vous qualifier RGE, aussi compétent soyez-vous. Avouez que cela est regrettable.

Pas de mention RGE, pas d’aides publiques !

La raison principale d’entreprendre les démarches qui vous conduiront jusqu’à la mention RGE, est bien celle de pouvoir faire bénéficier votre client des principales aides publiques. Pour cela votre client est obligé de faire appel à un professionnel porteur d’un signe de qualité RGE correspondant aux travaux envisagés. C’est le principe de l’éco-conditionnalité, un principe très simple, très clair et très efficace. En ce sens, RGE est à la fois un super-signe de qualité et… une sorte de petit mot magique !

Comment devenir RGE ?

La démarche de qualification débute par le choix du signe de qualité et de l’organisme qualificateur adapté à votre profil professionnel: RGE Qualibat, RGE Qualit’EnR, RGE Qualifelec, RGE Eco Artisan®, RGE Les pros de la performance énergétique®, RGE NF Habitat ou RGE Certibat. Le conseiller plateforme est à votre disposition gratuitement pour vous présenter les différents organismes et vous aider à trouver le bon interlocuteur.

Elle se poursuit par la désignation d’un responsable technique pour l’entreprise, dans le cadre de la qualification convoitée. Selon les formations déjà suivies par ce référent et le signe de qualité visé, les obligations en termes de formation varient. Ainsi, toutes les mentions qui concernent les énergies renouvelables, donc les mentions RGE Qualit’EnR – Qualisol, QualiPV, Qualibois, Qualipac, Qualiforage – impliquent une formation obligatoire, de deux à cinq jours selon les cas, comprenant une évaluation théorique et pratique. En revanche, concernant les qualifications dans les domaines de l’efficacité énergétique (isolation, changement de fenêtres…), la formation n’est pas systématique, du moins si le responsable technique réussit le QCM qui, lui, est obligatoire. Sans réussite au QCM, le critère de compétence du référent technique n’est pas validé et la qualification ne peut être obtenue.